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Quand on ne compte plus son pouvoir d’achat, quand on ne compte plus les façons de se connecter globalement, portables, voire implants si c’est plus rapide, accessible et quoi encore qui améliore la bête de consommation… « vue dans le magasin, sur l’écran, auto-dessinée, acheter en ligne », pour reprendre le cantique des Nouveaux Temps Modernes.

Qui utilise quoi? À la fin de 2014, plus de trois milliards d’individus dont les 2/3 proviennent de pays en développement (PVD) utiliseront Internet. Dans les pays développés, le taux de croissance stagne à 3,3 % en comparaison à une tendance ascendante de 8,7 % dans les PVD.
Ces 40 % de la population mondiale branchée utilisent quoi?
• 93 % les médias sociaux pour les entreprises
• 70 % ont une présence sur Google +
• 70 % des commerçants ont un visage sur Facebook pour démarcher ou fidéliser la clientèle
• 34 % comptent sur Twitter pour générer de nouvelles ventes Facebook, Twitter et Google pour générer du chiffre d’affaires
(Source: GT Briefing, juillet/août 2014)

LE STATU QUO N’EST PLUS UNE OPTION
De nouveaux itinéraires émergent constamment pour nous balader dans le souk de la consommation du Tout-Nouveau, de la gratification immédiate et de l’ostentation, de la connaissance auto-proclamée, de l’autosuffisance et du… partage!
Ce qui importe quand on ne compte plus? Le glouton du 21e siècle, quémandeur d’innovations à durée limitée, veut du « Moi », beaucoup de “Moi” sous forme de services et produits personnalisés, ustensiles, musique et toutes autres gélules confondues qui portent les surnoms du « personnalisée, de l’individualisme et de l’unicité… ». Selon une enquête mondiale menée en 2013, Price Waterhouse (PWC), les détaillants qui ont rejoint “personnellement” les segments de consommateurs en fonction de leurs préférences (par mail, blogues ou autres supports numériques) ont vu passer leur fréquentation de 9%, en 2012, à 21% en 2013.
Le consommateur ne rigole pas non plus: « de la ferme à la table », au sans gluten ou du rejet de toute autre forme de pasteurisation ou de maltraitance de la nature vivante ou verdoyante, l’acheteur ne rechigne pas le champêtre et avoue sans complexe « l’urgence de consommer moins, mais mieux, de préserver l’environnement pour les générations futures ». Telle est la conclusion de cette brillante analyse auprès de 6224 participants provenant de Chine, du Brésil, de l’Inde, de l’Allemagne, du Royaume-Uni et des États-Unis (Source: Marché LOHAS, la régénération, feuilles de route).
Pourquoi acheter quand on peut louer? Le réflexe du « au suivant » s’installe. Le partage de l’espace, du canapé, bref, le Air n All (AirBnB and all) distingue la nouvelle aristocratie qui vote pour les nouvelles valeurs et les tendances au refus « pas-tout-à-fait global », de la voiture à la possession égoïste d’un animal domestique.
Le prosommateur est aux commandes et dicte la tendance:
• 50 % de la décision d’acheter provient du bouche-à-oreille. Plus de 90% font confiance à la recommandation d’un proche.
• Plus de 1 000 clients peuvent générer un écho auprès de plus de 500 000 conversations à votre sujet.
• 90 % sont attentifs et influencés par les témoignages de clients.
• 80 % sont influencés par les médias sociaux.

ET LE VENDEUR DANS TOUT CELA ?
Alors, celui-là, dans tout ce monde interconnecté où la livraison entre Hong Kong et Granby est parfois plus rapide qu’entre Rimouski et Québec… Comment être tout près de son client et de ses semblables interreliés, de satisfaire ses besoins complexes, contradictoires, de générer de la valeur où et quand ce client et ses millions de prochains tant désirés le commandent?
Et voilà la réponse…
Pendant que le e et le m-commerce décollaient en flèche, le s-commerce (commerce sur plateformes sociales, telles Facebook et Twitter), bien que plus du 2/3 des ventes de e-commerce soit venu de Facebook, Twitter et Pinterest, n’a toujours pas vraiment décoller…Industrie en pleine restructuration, invoquent les analystes!
Il faudra faire vite… selon eMarketer B2C, le chiffre d’affaires du commerce électronique devrait exploser de 1,5 trillions $US (2014) à 2,4 trillions en 2017. Croissance exponentielle dans les pays en développement oblige!
De quoi faire saliver les banques et agences de crédit, les compagnies de transport, les sociétés de télécom et de paiements sécurisés, etc.
Les plus avertis parmi nous ne tarderont pas à s’informer du Nouveau Monde, l’Autre, qui bourgeonne devant nous, s’entend le BRIC et ses dépendances…