Bonjour

Je sais, ce n’est pas une nouvelle pour nos amis québécois, mais du côté de la francophonie canadienne et mondiale, peu de gens savent  qu’un grand de la gestion, M. Henry Mintzberg, faisait tout récemment la promotion du “secteur pluriel”.  Permettez-moi de vous partager un extrait de son entrevue  qui a été publiée dans Le Devoir tout en vous invitant à lire l’ensemble de son propos sur le site du journal.

Serait-ce un éveil?  Constatez par vous mêmes.

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Il est plus que temps de se libérer de l’opposition stérile entre gouvernements et entreprises privées et du dogme du « tout au marché » pour enfin revenir à une approche plus équilibrée qui ferait une place à part entière à une troisième sorte d’acteurs issus de la société, estime le célèbre expert en gestion montréalais Henry Mintzberg.

« L’effondrement du bloc communiste, en 1989, a été interprété comme la victoire d’un modèle centré sur les entreprises et la logique de marché sur un modèle centré sur le gouvernement et le secteur public. Mais on avait tout faux, a dit au Devoir cette semaine cet habitué des classements mondiaux des penseurs les plus influents de son domaine. Ce qui avait gagné, c’était une approche qui était, à l’époque, plus équilibrée entre les trois principaux secteurs qui composent la société : le public, le privé et le secteur pluriel. Notre incapacité à comprendre cette leçon en a amené plusieurs – notamment aux États-Unis – à basculer dans une autre sorte de déséquilibre en se mettant complètement au service de l’alliance des grandes compagnies et d’économistes. »

Ce « dogme », observe le professeur de l’Université McGill, se méfie systématiquement des gouvernements et élève le marché, la propriété privée, la recherche du profit – la cupidité même – au rang de valeurs suprêmes. « On voudrait que tout fonctionne comme une entreprise privée. » Outre l’immense pouvoir d’influence des intérêts économiques et de leurs théoriciens, ce dogme est nourri par des alliés politiques, comme le gouvernement de l’ancien président George Bush aux États-Unis ou celui de Stephen Harper au Canada, par les grandes institutions économiques internationales, comme le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, ainsi que par d’autres facteurs, comme la mondialisation de l’économie et de plusieurs autres enjeux.

Ses adversaires se trouvent immédiatement enfermés dans un débat opposant les gouvernements aux entreprises privées, la gauche à la droite. Les élus ne leur sont généralement pas d’un grand secours, étant eux-mêmes, soit issus du secteur privé dominant, soit rendus impuissants par le contexte idéologique et politique. Les positions sont de plus en plus polarisées, diminuant d’autant les chances de se rencontrer quelque part à mi-chemin. C’en est au point où un gouvernement élu par une minorité de citoyens, comme celui de Stephen Harper, se croit permis de gouverner sans tenir compte de la majorité de la population qui ne pense pas comme lui.

 

Merci M. Mintszberg

En toute solidarité,

Ethel Côté

ethel@entreprisesociale.ca

Praticienne en développement d’entreprises collectives – Centre canadien pour le renouveau communautaire / Administratrice du CCO/ Présidente de Vox Théâtre – Entreprise sociale artistique

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Très jeune, Ethel Côté a été initiée aux entreprises collectives d’abord coopératives.  De la première coopérative d’artistes à son implication au sein de l’entreprise sociale “Le Centre canadien pour le renouveau communautaire” se sont ajoutés sa contribution à la relance du Conseil de coopération de l’Ontario et son appui à la création d’entreprises collectives génératrices d’emploi et de richesse collective par le biais de l’entreprise citoyenne “L’Art du développement”.  Plus d’une centaine d’organisations, de communautés et de groupes ont fait appel à ses services!

En toute solidarité,

Ethel Côté

ethel@entreprisesociale.ca

Praticienne en développement d’entreprises collectives – Centre canadien pour le renouveau communautaire / Administratrice du CCO/ Présidente de Vox Théâtre – Entreprise sociale artistique